Contexte d'intervention - secteur éducation
Le Burundi, marqué par une guerre civile de 1993 à 2002, a au cours de la dernière décennie entrepris de grandes réformes pour améliorer la situation sociale, économique et politique du pays. Dès 2006, le premier Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté (CSLP I) était adopté et a permis de réaliser des progrès significatifs, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
Sur base de ce CSLP I et en lien avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement, le gouvernement burundais a élaboré la Vision« Burundi 2025 », ambitieux carnet de route pour le développement durable du pays, qui répond à deux préoccupations majeures, à savoir la croissance du PIB et la réduction de la pauvreté de moitié d’ici 2025. Dans la foulée et en cohérence avec la Vision « Burundi 2025 », la deuxième génération du Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté (CSLPII) a vu le jour en janvier 2012 et place l’enjeu de la croissance et de la création de l’emploi au centre de ses futurs programmes de réduction de la pauvreté.
Ce cadre stratégique est né d’un large consensus au sein des acteurs burundais et représente dès lors le cadre de référence pour le développement de programmes de coopération internationale, dans l’esprit de la Déclaration de Paris.
En 2013, le rapport sur le développement humain place le Burundi à la 178ème position sur 187 (IDH 2012= 0.355), ce qui représente une amélioration par rapport aux années précédentes. Toutefois, les défis restent énormes pour ce petit pays d’Afrique centrale, notamment en termes d’éducation et de santé. A noter également que le pays reste largement dépendant des financements extérieurs, qui représentaient 52% du budget de l’Etat en 2011.
En ce qui concerne le contexte spécifique au secteur de l’éducation, le système éducatif du Burundi est articulé en quatre paliers d’enseignement :
- le préscolaire,
- le fondamental (9 ans),
- le secondaire (général, technique, professionnel y compris l’enseignement des métiers)
- le supérieur.
Le secteur de l’éducation reste encore largement problématique au Burundi malgré les indéniables améliorations qu’il a connues ces dernières années et dans un pays où les jeunes de moins de 15 ans représentent près de la moitié de la population totale (48%).
Selon l’analyse faite par le Plan Sectoriel de Développement de l’Education et de la Formation (PSDEF 2012-2020), l’accroissement rapide de la population scolarisable, doublé du rapatriement des réfugiés restés en Tanzanie, dépasse de loin les capacités d’investissement du pays dans le secteur.
- L’effectif des élèves du primaire est de 1.849.861 unités. Le taux de scolarisation brut au primaire est de 134,6% (les classes sont surchargées en moyenne 80 élèves par classe), un taux d’achèvement du primaire de 51,3% (données 2010).
- Au niveau du secondaire général et pédagogique, le nombre d’élèves est de 322.112, avec un taux d’achèvement de 14% (données 2010).
- L’enseignement secondaire technique et la formation professionnelle compte 15.465 élèves et l’enseignement des métiers 5.036, soit un effectif global de 20.258 pour l’ensemble du secteur (données 2010).
Le système éducatif fait aujourd’hui l’objet d’une ambitieuse réforme, traduite dans le Plan Sectoriel de Développement de l’Education et de laFormation (PSDEF 2012-2020) dont l’objectif est d’atteindre l’achèvement scolaire universel.
Les axes stratégiques principaux sont :
- La décongestion des écoles (afflux massif d’élèves dans l’enseignement primaire depuis 2005, suite à la mise en œuvre de la politique de l’enseignement gratuit pour tous) ;
- Le passage du fondamental de 6 à 9 années ;
- L’amélioration de la gestion du système scolaire ; En comparaison aux effectifs de l’enseignement secondaire général, on observe que l’enseignement tech- nique et professionnel est peu développé et, surtout, qu’il réussit difficilement à attirer les jeunes en rai- son, notamment, du manque d’équipements, de matériels et de consommables.
- L’élargissement et l’équité dans l’accès à l’enseignement : pour l’enseignement technique, l’objectif est d’atteindre 7% des effectifs inscrits en 2016 dans le secondaire.
Le passage de l’enseignement fondamental au post fondamental est subordonné à la réussite d’un test d’orientation et sanctionné par un diplôme d’études fondamentales. C’est vers les filières d’enseignement général, normal, technique et professionnel que l’orientation se fera.
Les Centre de Formation Professionnelle (CFP) et les Ecoles Techniques (ET) accueilleront les lauréats de l’école fondamentale et les Centres d’Enseignement des Métiers (CEM) recevront les apprenants à partir de la 6ème année.
Cette réforme de l’enseignement de base par l’introduction de l’école fondamentale aura un impact majeur sur l’organisation des sous-secteurs de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Sa mise en œuvre imposera une révision sur plusieurs aspects.
Pour ce faire, la volonté de l’Etat burundais est d’améliorer la qualité des enseignements et des apprentissages dans l’enseignement technique et professionnel par le biais :
- de l’adaptation des programmes,
- de l’acquisition de supports pédagogiques
- de la formation des enseignants en lien avec les besoins de l’économie et de la société.
Au niveau institutionnel, la réforme du ministère de l’enseignement de base et du secondaire, des métiers et de la formation professionnelle et de l’alphabétisation a été mise en œuvre (décret du 21 avril 2011).
Un seul ministère chapeaute désormais l’enseignement technique, la formation professionnelle et l’enseignement des métiers, avec une nouvelle direction générale de l’administration de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (DGAETEMFP) qui chapeaute la direction de l’enseignement technique (DET) et la direction de l’enseignement des métiers et de la formation professionnelle (DEMFP). La fusion des deux sous-secteurs du technique et du professionnel laisse entrevoir une rationalisation du pilotage et de la gouvernance ainsi qu’une harmonisation des approches. Ce choix politique devrait constituer une opportunité pour le développement du secteur.
La réforme du ministère a amené la création d’un nouvel organe, le « Centre de Développement des Compétences Techniques et Professionnelles » (CDCTP). Ce centre a pour mission de réaliser des études socioéconomiques sur les besoins du marché, d’élaborer et d’adapter les programmes, de mettre en place les textes d’application en rapport avec le cadre burundais de qualification et la politique nationale, d’organiser la formation continue et le suivi-encadrement du personnel.
Le Burundi, marqué par une guerre civile de 1993 à 2002, a au cours de la dernière décennie entrepris de grandes réformes pour améliorer la situation sociale, économique et politique du pays. Dès 2006, le premier Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté (CSLP I) était adopté et a permis de réaliser des progrès significatifs, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé.
Sur base de ce CSLP I et en lien avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement, le gouvernement burundais a élaboré la Vision« Burundi 2025 », ambitieux carnet de route pour le développement durable du pays, qui répond à deux préoccupations majeures, à savoir la croissance du PIB et la réduction de la pauvreté de moitié d’ici 2025. Dans la foulée et en cohérence avec la Vision « Burundi 2025 », la deuxième génération du Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté (CSLPII) a vu le jour en janvier 2012 et place l’enjeu de la croissance et de la création de l’emploi au centre de ses futurs programmes de réduction de la pauvreté.
Ce cadre stratégique est né d’un large consensus au sein des acteurs burundais et représente dès lors le cadre de référence pour le développement de programmes de coopération internationale, dans l’esprit de la Déclaration de Paris.
En 2013, le rapport sur le développement humain place le Burundi à la 178ème position sur 187 (IDH 2012= 0.355), ce qui représente une amélioration par rapport aux années précédentes. Toutefois, les défis restent énormes pour ce petit pays d’Afrique centrale, notamment en termes d’éducation et de santé. A noter également que le pays reste largement dépendant des financements extérieurs, qui représentaient 52% du budget de l’Etat en 2011.
- le préscolaire,
- le fondamental (9 ans),
- le secondaire (général, technique, professionnel y compris l’enseignement des métiers)
- le supérieur.
Le secteur de l’éducation reste encore largement problématique au Burundi malgré les indéniables améliorations qu’il a connues ces dernières années et dans un pays où les jeunes de moins de 15 ans représentent près de la moitié de la population totale (48%).
Selon l’analyse faite par le Plan Sectoriel de Développement de l’Education et de la Formation (PSDEF 2012-2020), l’accroissement rapide de la population scolarisable, doublé du rapatriement des réfugiés restés en Tanzanie, dépasse de loin les capacités d’investissement du pays dans le secteur.
- L’effectif des élèves du primaire est de 1.849.861 unités. Le taux de scolarisation brut au primaire est de 134,6% (les classes sont surchargées en moyenne 80 élèves par classe), un taux d’achèvement du primaire de 51,3% (données 2010).
- Au niveau du secondaire général et pédagogique, le nombre d’élèves est de 322.112, avec un taux d’achèvement de 14% (données 2010).
- L’enseignement secondaire technique et la formation professionnelle compte 15.465 élèves et l’enseignement des métiers 5.036, soit un effectif global de 20.258 pour l’ensemble du secteur (données 2010).
Le système éducatif fait aujourd’hui l’objet d’une ambitieuse réforme, traduite dans le Plan Sectoriel de Développement de l’Education et de laFormation (PSDEF 2012-2020) dont l’objectif est d’atteindre l’achèvement scolaire universel.
Les axes stratégiques principaux sont :
- La décongestion des écoles (afflux massif d’élèves dans l’enseignement primaire depuis 2005, suite à la mise en œuvre de la politique de l’enseignement gratuit pour tous) ;
- Le passage du fondamental de 6 à 9 années ;
- L’amélioration de la gestion du système scolaire ; En comparaison aux effectifs de l’enseignement secondaire général, on observe que l’enseignement tech- nique et professionnel est peu développé et, surtout, qu’il réussit difficilement à attirer les jeunes en rai- son, notamment, du manque d’équipements, de matériels et de consommables.
- L’élargissement et l’équité dans l’accès à l’enseignement : pour l’enseignement technique, l’objectif est d’atteindre 7% des effectifs inscrits en 2016 dans le secondaire.
Le passage de l’enseignement fondamental au post fondamental est subordonné à la réussite d’un test d’orientation et sanctionné par un diplôme d’études fondamentales. C’est vers les filières d’enseignement général, normal, technique et professionnel que l’orientation se fera.
Les Centre de Formation Professionnelle (CFP) et les Ecoles Techniques (ET) accueilleront les lauréats de l’école fondamentale et les Centres d’Enseignement des Métiers (CEM) recevront les apprenants à partir de la 6ème année.
Cette réforme de l’enseignement de base par l’introduction de l’école fondamentale aura un impact majeur sur l’organisation des sous-secteurs de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Sa mise en œuvre imposera une révision sur plusieurs aspects.
Pour ce faire, la volonté de l’Etat burundais est d’améliorer la qualité des enseignements et des apprentissages dans l’enseignement technique et professionnel par le biais :
- de l’adaptation des programmes,
- de l’acquisition de supports pédagogiques
- de la formation des enseignants en lien avec les besoins de l’économie et de la société.
Au niveau institutionnel, la réforme du ministère de l’enseignement de base et du secondaire, des métiers et de la formation professionnelle et de l’alphabétisation a été mise en œuvre (décret du 21 avril 2011).
Un seul ministère chapeaute désormais l’enseignement technique, la formation professionnelle et l’enseignement des métiers, avec une nouvelle direction générale de l’administration de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (DGAETEMFP) qui chapeaute la direction de l’enseignement technique (DET) et la direction de l’enseignement des métiers et de la formation professionnelle (DEMFP). La fusion des deux sous-secteurs du technique et du professionnel laisse entrevoir une rationalisation du pilotage et de la gouvernance ainsi qu’une harmonisation des approches. Ce choix politique devrait constituer une opportunité pour le développement du secteur.
La réforme du ministère a amené la création d’un nouvel organe, le « Centre de Développement des Compétences Techniques et Professionnelles » (CDCTP). Ce centre a pour mission de réaliser des études socioéconomiques sur les besoins du marché, d’élaborer et d’adapter les programmes, de mettre en place les textes d’application en rapport avec le cadre burundais de qualification et la politique nationale, d’organiser la formation continue et le suivi-encadrement du personnel.







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